Media : L’Ultra Marathonien Été 2011

L’Ultra Marathonien

Couverture de l’Ultra Marathonien Été 2011

Bois de Vincennes, bond de Vincent

9 juin 2011 – Bois de Vincennes – Cette 6è édition de Self-Transcendence sur ce circuit de 1 610 mètres a vu un tout nouveau de l’Ultra, le lorrain Emmanuel Vincent, arriver plus d’une heure devant les 13 autres finisseurs. Il nous raconte cette première expérience.

Article de l’Ultra Marathonien Été 2011

« J’ai déjà participé à sept marathons et j’ai depuis longtemps le goût des longues distances. Je m’étais toujours promis de courir un 100 km avant mes 40 ans. Il faut dire que ma vitesse de course est identique sur 10 km, sur semi-marathon ( 1h18’30) et sur marathon (2h39’09).

Je me dis que cela vaut le coup d’essayer un 100 km et choisis les 100 km de Paris. Je fais une petite préparation de six semaines, le strict minimum je pense, et me voilà au départ avec une météo idéale, une petite boucle sympa en sous-bois de 1 610 mètres à parcourir 62 fois et sans dénivelé (les boucles ne me dérangent pas, cela évite les suiveurs en vélo et mon épouse me ravitaille à chaque passage).

7h00 – Départ et grosse surprise : seulement 16 participants sur la ligne de départ. Cela fait bizarre surtout lorsque l’on participe régulièrement au Marathon de Paris. Mon but premier est de parcourir la distance en moins de 8h00 à 12,5 km/heure. Je démarre à 13,2 km/heure sur une base de 7h35. Normal, c’est mon allure d’entraînement. Dès les premiers mètres, je me retrouve en tête de la course pour ne plus la quitter. Je tiens cette allure jusqu’au 70ème kilomètre. Là, des maux de ventre m’obligent à m’arrêter afin d’assouvir des besoins naturels. Après cela, l’allure n’est plus la même et, après coup, je pense que c’est dû au fait de n’avoir bu que de l’Hydrixir (poudre énergisante à mélanger avec de l’eau). Leçon et erreur que j’ai retenus pour ne pas les réitérer. Je termine tout de même mes 100 km en 7h53’15 » à une vitesse de 12,8 km/heure et je suis heureux comme un roi. J ‘ai rempli mon objectif de franchir la ligne d’arrivée en moins de 8h. Avec un bémol tout de même car j’aurais dû faire 7h30 en ne faisant pas toutes les erreurs que peut faire un néophyte ! Ce n’est pas grave, ce sera pour la prochaine fois à Steenwerck ou à Chavagnes.

Dans tous les cas, j’ai rencontré des gens formidables comme Alain Grasset (2ème) qui fait toutes les courses de 100 km de France. Je penserai à lui demander son secret de jeunesse la prochaine fois que je le rencontrerai.

Pour en revenir à la course de Paris, mon impression est plus que positive avec une organisation parfaite et un président hyper sympa, des pointeurs gentils et souriants qui ne manquent jamais de vous encourager à chaque passage (on se croirait presque en famille) et un parcours agréable en sous-bois. Il y aurait juste à déplorer le manque de concurrents et de moyens techniques (pas d’animation sonore). »

Manu Vincent

Sur les 50 km, un étudiant bulgare en pharmacie et membre du Sri Chinmoy Marathon, allait partir très vite et maintenir son avance pour gagner en 3h 50’ 15. Pour référence, il venait d’accomplir l’exploit de terminer deuxième aux 10 jours Self-Transcendence de New York en avril dernier, en réalisant plus de 1000 km.